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Hades : le ver qui empoisonne vos configs IA

Hades est un ver voleur de credentials et autoréplicant qui se propage via des paquets PyPI et npm. Sa particularité : il réécrit les fichiers de configuration des assistants IA pour s'y installer durablement — et plante des injections de prompt pour tromper les outils IA que l'on utilise pour l'analyser.

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Comment Hades se propage

Hades fait partie de la campagne supply chain Miasma — une vague qui a empoisonné environ 30 paquets PyPI (37 artefacts wheel malveillants) dans les écosystèmes Python scientifique et bioinformatique. Chaque wheel malveillant embarque un fichier *-setup.pth que Python exécute à chaque démarrage de l'interpréteur — l'équivalent Python du problème de hook d'installation npm. Aucun import nécessaire ; le payload s'exécute avant toute révision du code.

Le hook .pth télécharge un runtime Bun précompilé dans /tmp/b/ et exécute un payload JavaScript obfusqué (_index.js), contournant les contrôles du gestionnaire de paquets et les journaux de proxy réseau. Les tokens GitHub et de publication volés lui permettent ensuite de republier d'autres paquets : autopropagation.

La partie qui cible les agents IA

Hades installe une porte dérobée dans les fichiers de config et de règles de 14 assistants IA — Claude, Codex, Gemini, Copilot, Cline, Aider, Tabby, Amazon Q, Cody, Bolt, Continue et d'autres. Il plante des instructions ou hooks personnalisés (ex. bun run bootstrap) dans des fichiers tels que .cursorrules, .windsurfrules, .github/copilot-instructions.md, .aider.conf.yml et settings.json / mcp.json. La prochaine fois qu'un développeur ouvre l'espace de travail, son propre agent exécute le ver.

Hades intègre aussi une injection de prompt en clair ciblant les scanners de sécurité basés sur LLM — il tente littéralement de convaincre l'analyste IA de ne pas le signaler. L'IA qui examine le ver peut être amenée à détourner le regard.

C'est exactement de l'empoisonnement de mémoire : une infection ponctuelle devient une instruction permanente que l'agent relit à chaque exécution.

Êtes-vous infecté ? Ce qu'il faut vérifier

Les noms de paquets signalés dans cette vague incluent :

# Vague Hades — ne pas installer ; supprimer si présent :
bramin  cmd2func  coolbox  dynamo-release  embiggen  ensmallen
executor-engine  executor-http  funcdesc  gpsea  magique  magique-ai
mflux-streamlit  mrbios  napari-ufish  nhmpy  nucbox  okite
pantheon-agents  pantheon-toolsets  ppkt2synergy  pyphetools  rlask
rsquests  spateo-release  synago  tlask  ufish  uprobe

Si vous êtes touché : l'ordre est crucial

Ne faites PAS tourner vos clés en premier. Hades lance un effaceur de fichiers s'il détecte que son token volé a été révoqué. Nettoyez la machine avant de toucher aux identifiants.

Comment PoisonZero aide

PoisonZero surveille les fichiers de configuration et d'instructions de votre assistant IA et vérifie chaque écriture avant qu'elle prenne effet. L'étape de persistance de Hades — réécriture de .cursorrules, settings.json, mcp.json et consorts — est interceptée à l'écriture, fail-closed, et annulée avec une piste d'audit complète.

Pour être clair sur la portée : PoisonZero protège le vecteur de configuration de l'agent — l'étape qui transforme une infection ponctuelle en persistance durable dans vos outils IA. Il ne supprime pas le paquet malveillant lui-même ; pour cela, suivez l'ordre de nettoyage indiqué ci-dessus.

Tenez les vers hors de vos configs d'agent.

PoisonZero vérifie chaque écriture dans vos fichiers de config et mémoire IA — fail-closed.

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